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En 1973, Bosc avait édité 8 albums de dessins en France, 13 albums à l’étranger, il avait été publié dans près de 70 livres d’humour collectifs à travers le monde et on le retrouvait dans une trentaine de revues.
Bosc a collaboré à Paris-Match, France-Observateur, Marie-Claire, Elle, L' Express, Le Canard Enchaîné, Play-Boy, Die Zeit, Frankfurter Zeitung, Stern, Il Messagero, Daily Telegraph, Punch…
« Que feriez-vous si vous ne pouviez plus faire de dessins? - J’épouserais une femme riche ou je me planterais mon porte plume dans le cœur. »
Après 25 années de lutte contre la maladie, dont 3 sans plus pouvoir dessiner, Bosc s’est planté son porte plume dans le cœur à Antibes le 3 mai 1973.
Alain Damman, mars 2008
Plus d'info sur www.j-m-bosc.com
Vous pouvez visiter l'exposition du 18 janvier au 5 avril 2009 dans l'ECC à Kruishoutem, Belgique. Chaque dimanche de 10 à 12 et de 14 à 17 h. |
| BOSC, l'homme à la gomme
Jean-Maurice Bosc est né à Nîmes en 1924. En 1952 il découvre un livre de dessins d’humour signé Mose. Il passe tout l’été à dessiner en cachette, puis il se sent prêt à affronter Paris avec 49 dessins et deux semaines de sandwiches en argent de poche. Il n’a jamais étudié le dessin, mais il veut à tout prix « s’en sortir » et son talent, son envie de vivre et son besoin de témoigner sont si forts qu’il va très vite s’imposer parmi les meilleurs.
Ce qui caractérise l’œuvre de Bosc, est cette épuration qui fera dire à un chroniqueur que Bosc dessine plus à la gomme qu’au crayon. Il efface le superflu pour graver de son trait unique l’essentiel dans un océan de blanc. « La raison de mon style, dit Bosc, c’est que je ne sais pas dessiner. »
De nombreux prix ont ennobli la carrière de Bosc. Deux médailles Bosc ont étés frappées à la Monnaie de Paris, en 1971 et 1981, et deux rues portent aujourd’hui son nom, l’une dans son village natal d’Aigues Vives et l’autre à St Just le Martel.
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